Les Guns au Stade de France

GUNS N’ ROSES – Not in this Lifetime !

Stade de France / Saint-Denis

07 Juillet 2017

By Bobo

Il y a quelques années, Axl Rose avait déclaré cette fameuse phrase « Not in this Lifetime ! » en réponse à la question d’un journaliste sur une éventuelle reformation des GNR avec le line-up d’origine.

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Et quelques mois plus tard la sentence tombait : le groupe se reforme le temps d’une tournée avec ses membres d’origine : Duff et Slash venant rejoindre Axl. Enfin !  Avoir de nouveau ensemble la « voix » et le « son » réunis sur scène ! Que cette tournée soit une tournée pour le fric, on s’en fout après tout. Nous étions (et sommes) beaucoup à espérer apprendre une telle nouvelle et chopper notre précieux sésame pour revoir une nouvelle fois « le groupe le plus dangereux du monde ». Le rendez-vous fut pris en ce premier week-end de juillet au Stade de France. C’est devant une foule de 70 000 personnes que le concert va être joué ce soir.

On ne va pas faire ici de blablabla type : « Il fait chaud ! », « Les panoplies Guns sont de sortie !« , « On boit frais à Saint-Denis et on mate le cul des filles en shorts ! » etc… Non, ce n’est pas le genre de la maison. On dira juste qu’il y avait un soleil de plomb (le goudron fondait et collait sous nos semelles), que placés à l’ombre en attendant d’entrer dans le stade on a eu le droit d’entendre les derniers réglages sur « Estranged » et « Rocket Queen » (yes !!!). Maintenant, entrons dans le vif du sujet direct ! Au passage, le nouveau merch du groupe était vraiment de « toute beauté » (merci de comprendre l’inverse).

Les groupes qui ont assuré la première partie étaient totalement à côté, pour moi. Que ce soit Tyler Bryant & The Shakedown, avec ses riffs et mélodies très inspirés par la tête d’affiche, excepté pour le chant, pas harmonieux et pas en raccord pour le coup avec la musique du combo. Finalement ce premier groupe s’en sortira haut la main comparé au groupe écossais Biffy Clyro, qui n’avait vraiment pas sa place ce soir au stade. Je n’écrirai rien sur ce groupe car celui-ci n’apporte rien et surtout, était totalement hors sujet.

Il est 20H lorsque le logo des Guns apparait sur scène et que les détonations des colts se mettent à retentir. Le bruit des balles se met à résonner dans tout le stade. L’ambiance commence à monter dans la foule, une certaine excitation se fait ressentir… Et l’audience explose dès que le speaker annonce l’arrivée du groupe.

Les riffs de la basse de Duff retentissent et le groupe débarque sur scène sur « It’s So Easy ». Ça sonne comme à la vieille époque ! Suivi d’un  « Mr. Brownstone » excellent. Axl est en forme, il bouge et court un peu partout sur scène. « Chinese Democracy » vient s’intercaler entre deux titres du cultissime Appetite For Destruction (AFD) car arrive déjà les riffs de Slash pour « Welcome To The Jungle » avec son intro magique, avec un Axl Rose qui assure au chant (avec cette petite intro qui vous procure du bien !).

Il faudra attendre 3 à 4 morceaux pour que le son soit réglé convenablement (…) à partir de « Double Talkin’ Jive » et « Better ». Ce soir, on aura droit à une setlist idéale (sublime si on avait enlevé quelques titres de Chinese pour avoir des titres comme « Mama Kin », « Move To The City » ou « One In A Million »…). Axl s’adressera plusieurs fois au public (et à la sécu à un autre moment), leur demandant de se calmer dans les premiers rangs, afin de profiter du concert dans de bonnes conditions.

Arrive « Estranged ». Quel morceau fabuleux ! La voix de Mister Axl est juste unique, le son de Slash sur ses soli est hallucinant sur ce titre. Excusez-moi de la formule, mais putain que ça fait du bien ! Suivi d’un « Live And Let Die » des Wings balancé comme en 92, avec la même énergie. Et là, de nouveau, la jouissance auditive reprend de plus belle avec « Rocket Queen ». Que ce morceau est énorme, et surtout, c’est là que l’on se rend compte que tous les titres de l’album AFD sont tout simplement énormes, de vraies petites perles. Il n’y a rien à jeter !

Sans rentrer dans le détail, le concert va se dérouler sans réels accrocs : la voix d’Axl est un peu juste (doux euphémisme) sur certains refrains ou couplets (on a presque peur pour lui… mais il assure !), Slash est parfois un peu décalé sur quelques riffs (et même solo), quelques ratés mais il retombe toujours sur ses pieds. Vont se succéder des morceaux comme « You Could Be Mine », « New Rose » la reprise de « The Damned » ou Duff va assurer le show et le chant pendant qu’Axl ira se reposer un peu et changer de tenue pour la énième fois (de ce côté, rien à changer, si ce n’est un peu plus de sobriété).

Sur « This I Love », si quelqu’un a des doutes sur le potentiel de Mister Rose : la question est réglée. Divinement interprétée. S’en suit une reprise d’un standard de Jimi Hendrix « Voodoo Child » qui nous emporte tout doucement vers un grand moment avec quelques accords acoustiques sur un speech tiré du film « Luke la main froide », arrive le moment de « Civil War ». Le groupe donne tout, le trio reconstitué s’en donne à cœur joie. Un soupçon d’âme en moins qu’il y a 25 ans, mais l’énergie est belle est bien là. Suivi par le nostalgique « Yesterdays », tiré lui aussi des albums Use Your Illusion (le II pour info).

Et là, moment jouissif à 200%, totalement orgasmique avec « Coma ». Quel bonheur d’entendre enfin ce morceau en, live ! Quel régal ! Le côté frénétique du morceau sur album ressort de manière tonitruante en live, c’est hallucinant. Attendre autant d’années pour enfin vivre ce moment si particulier avec les Guns. Redevenir un jeune ado qui découvrait pour la première fois ce morceau en écoutant l’album en 1991…

Et c’est Slash qui va continuer le show, avec une série de soli dont une reprise d’un classique du rock du grand Chuck Berry « Johnny B. Goode », suivi par un autre classique (classique du groupe en live) le « Love Theme » de Nino Rota (tiré du film « Le Parrain »). Ces quelques notes nous conduisent, comme d’habitude, à un autre standard du groupe « Sweet Child O’Mine ». Enchainement parfait, ambiance excellente.

Et c’est encore un autre titre tiré d’AFD qui va en ravir plus d’un (dont moi) qui explose littéralement dans le stade : « My Michelle ». Axl arrive à sortir encore le final de cette chanson. On voit que c’est dur, que la voix n’est pas là, mais le phrasé et le rythme quant à eux, sont bels et bien là !

Petit moment de détente avec un échange de riffs entre Slash et Richard Fortus sur une reprise des Pink Floyd, « Wish You Were Here ». Immédiatement suivi par l’arrivée d’un piano sur l’avancée de la scène et le groupe entame une semi-cover de plus, la reprise de Clapton « Layla ». Moment fabuleux. Et les premières notes de piano sur « November Rain » illuminent le stade de mille feux (de milliers téléphones surtout). Rien à dire, Axl maîtrise toujours aussi bien son instrument.

Va suivre un hommage vibrant au groupe Soundgarden, avec un Axl qui va se lâcher sur « Black Hole Sun » et qui va faire de cet hommage quelque chose d’unique, regardant souvent les étoiles. Pas un mot sur cette disparition, juste des notes. Axl est comme habité pour ce moment dédié à la mémoire de Chris Cornell, qui avait ouvert pour les Guns à Paris il y a 25 ans, en compagnie de Faith No More.

Difficile d’enchainer avec un esprit festif derrière ça… Et bizarrement le titre suivant n’est autre que la célèbre reprise incroyable de Bob Dylan « Knockin’ On Heaven’s Door », avec une petite intro datant de leur tournée dans les années 90 – celle du titre d’Alice Cooper « Only Women Bleed ».

Et comment conclure cette soirée ? Avec quel titre ?! Tout simplement avec un autre morceau tiré d’AFD. C’est « Nightrain » qui va clôturer cette soirée unique vécue en compagnie des Guns N’ Fucking Roses ! Mais c’était sans compter sur un rappel juste parfait ! « Sorry », enchainé avec un « Patience » tant espéré, où le public chantera en chœur. Et là, on va comprendre pourquoi AC/DC avait pris Axl au chant lors de sa dernière tournée. Sur « Whole Lotta Rosie », on va vite se rendre compte que le répertoire du groupe est taillé pour Axl. C’est sûrement l’un des titres qu’il va le mieux chanter de toute cette folle soirée ! Puis « Don’t Cry » va être joué.

Que c’est bon d’entendre à nouveau la voix d’Axl avec le VRAI SON des Guns, le son de gratte de Slash. J’étais resté sur un souvenir mitigé de la reprise du groupe lors du Graspop en 2006 (reprise toute pourrie par Ron Thal, seul avec sa gratte). Encore une autre reprise (décidément, il y en aura eu quelques-unes ce soir… mais bon, plus de 3H de show au menu !). « The Seeker », un morceau de The Who, va continuer d’enflammer le stade avant le dernier titre.

Le concert va se terminer en apothéose avec LE titre qui n’avait pas encore été joué ce soir. « Paradise City ». Tout le monde est debout dans le stade, gradins compris, chantant juste (ou faux) sur les refrains. Accompagnés par des feux d’artifice. Et c’est déjà la fin. Presque 3H30 de show, sans interruptions, merci les Guns ! Slash sera l’un des derniers a quitté la scène, après un tonnerre d’applaudissements (à rallonge) largement mérité par le groupe, en nous gratifiant d’un petit poirier !

Il y a un peu plus de 25 ans, les Guns nous avaient offert un concert mémorable à l’Hippodrome de Vincennes ! Pour cette nouvelle date, double date anniversaire : du concert démesuré de 1992 et de la sortie de leur chef d’œuvre qu’est Appetite For Destruction  (30 ans), les Guns ont assuré le show. Le Not In This Lifetime Tour a tenu toutes ses promesses !

 

GUNS N’ ROSES – Line-up

 Axl Rose (chant, piano)

Slash (guitare)

Richard Fortus (guitare)

Duff McKagan (basse)

Frank Ferrer (batterie)

Dizzy Reed (claviers)

Melissa Reese (claviers)

 

GUNS N’ ROSES – Setlist

1/ It’s So Easy

2/Mr. Brownstone

3/ Chinese Democracy

4/ Welcome to the Jungle

5/ Double Talkin’ Jive

6/ Better

7/ Estranged

8/ Live And Let Die (Wings)

9/ Rocket Queen

10/ You Could Be Mine

11/ New Rose (The Damned cover)

12/ This I Love

13/ Civil War (+ « Voodoo Child » intro)

14/ Yesterdays

15/ Coma

Slash Guitar Solo (+ Johnny B. Goode / Love Theme – Le Parrain)

16/ Sweet Child O’ Mine

17/ My Michelle

18/ Wish You Were Here (Pink Floyd)

+ Slash & Richard Fortus

19/ November Rain (+ « Layla” intro)

20/ Black Hole Sun (Soundgarden)

21/ Knockin’ on Heaven’s Door (Bob Dylan) (+ Only Women Bleed Intro)

22/ Nightrain

 

Rappels :

23/ Sorry

24/ Patience

25/ Whole Lotta Rosie (AC/DC)

26/ Don’t Cry

27/ The Seeker (The Who)

28/ Paradise City

 

 

 

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