Caliban : Elements

Label : Century Media

Date de sortie : 06/04/2018

Chro by Slaytanic – Note : 13/20

Membres :

  • Andreas Dörner – Chants
  • Denis Schmidt – Guitares, Chants
  • Marc Görtz – Guitares
  • Marco Schaller – Basse
  • Patrick Grün – Batterie

Titres :

  1. This Is War
  2. Intoxicated
  3. Ich Blute Für Dich
  4. Before Later Becomes Never
  5. Set Me Free
  6. My Madness
  7. I Am Free
  8. Delusion
  9. Carry On
  10. Masquerade
  11. Incomplete
  12. The Great Unknown
  13. Sleepers Awake
  14. Dark Shadows (Bonus)
  15. Forsaken Horizon (Bonus)

Et de onze ! En moins de vingt ans, les Allemands de Caliban ont déjà compilé onze albums dont ce nouvel Elements, sorti en avril chez Century Media. On les avait laissés en 2016 avec un Gravity franchement en demi-teinte, lui-même faisant écho à Ghost Empire qui n’était pas folichon du tout. Difficile après tout de faire mieux que le trio The Awakening / Say Hello To Tragedy / I Am Nemesis sorti entre 2007 et 2014 (le premier des trois étant, selon moi, toujours le meilleur à l’heure actuelle). L’heure est-elle aux réjouissances ou aux interrogations ?

Un peu des deux en fin de compte. « Elements » s’affiche clairement dans la lignée de « Gravity ». Artwork dépouillé et minimaliste en noir et blanc, mastering par Olman Viper et prod par Benny Richter, tout semble partir dans le même sens que le précédent opus. Comme à chaque album depuis I Am Nemesis, on retrouve toujours un titre en allemand (« Ich Blute Für Dich »), des titres qui viennent naviguer entre metal moderne sauce ricaine (« I Am Free », « Carry On ») et le combo couplets screamés par Andreas Dörner / refrain en chant clair de Denis Schmidt / bridges posés / etc… ce qui rend parfois l’écoute d’ »Elements » un peu vide de surprise.

Avec des moments de profonde resucée d’Architects (« Incomplete ») voire de dangereux flirt avec du style Sonic Syndicatedevenu la référence dans ce qu’il ne faut ABSOLUMENT pas tenter de s’inspirer – (« My Madness ») et des retours aux titres plus frontaux (« This Is War », l’excellente « I Am Fear », « Masquerade », « Sleepers Awake »), Caliban alterne le bon et le moins bon. Bref, rien de nouveau dans la méthode Caliban, il y a toujours à prendre et à laisser selon où l’on se place.

On ne se retrouve pas non plus face à une resucée de « Gravity » mais ça reste tout de même assez décevant de constater que les Allemands tournent en rond au point d’aller jusqu’à naviguer dans les compositions à la Linkin Park. En effet, entre le chant clair de « Before Later Becomes Never » (heureusement que CJ McMahon est là pour remettre ce titre sur de bons rails) et « Carry On » dont le chant rappé aurait largement pu être fait par Mike Shinoda, on touche un point qui risque d’en faire jaser plus d’un. Le style plus assumé très Korn sur « Masquerade » reste malgré tout bien plus probant, la participation de « Head » Welch ainsi que l’excellent mélange des genres donnant un résultat bien plus percutant que les deux titres précédemment cités.

Les guests sont comme d’habitude chez Caliban la petite touche supplémentaire que l’on retrouve globalement sur chaque album. Il faut compter parmi ceux-ci des personnalités telles qu’Alissa White-Gluz (Arch Enemy), Matt Heafy (Trivium), Bastian Sobtzick (Callejon), Mitch Lucker (Suicide Silence), Marcus Bischoff (Heaven Shall Burn), Anders Fridén (In Flames) et Mille Petrozza (Kreator).

Ici on retrouve donc, avec Natthi Nasty et Sebastian Biesler, deux têtes plus connues avec CJ McMahon (Thy Art Is Murder) et Brian « Head » Welch (Korn). Et leurs présences est tout à fait légitime et améliore un peu le rendu global même si ça n’atteint pas non plus les sommets du genre. Même le réenregistrement de « Dark Shadows » / « Forsaken Horizon » n’apporte pas trop d’intérêt, la version live utilisée sur « Say Hello To Tragedy » étant bien plus intéressante.

« Elements » n’est pas dénué d’intérêt, loin de là. Mais Caliban n’a pas l’air de trouver la recette pour retrouver cette veine puissante et son allant d’il y a quelques années. Entre bons moments et passages largement anecdotiques, ce nouvel opus laisse un peu perplexe tant au niveau des titres qui semblent peu créatifs qu’au niveau de l’ambiance quasi aseptisée. « Gravity » n’était pas au niveau (tout comme « Ghost Empire »), « Elements » semble reprendre du poil de la bête mais pas de manière si explicite que ça. Dix ans ont passé depuis « The Awakening », ça semble tellement loin…

 

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