Une soirée au Fall Of Summer

Un petit report pour ma première session au Fall Of Summer, certes courte mais riche en émotions pour un vendredi soir bien arrosé (par la pluie) ! Arrivée à la gare de Torcy, je ne vois pas les navettes prévues par l’organisation; heureusement les différentes options de trajets étaient au préalable très bien renseignées sur le site officiel. Je me retrouve donc à prendre le bus qui me conduit à la base nautique de Torcy en moins de dix minutes.

De là, commence une petite promenade de santé champêtre pour arriver jusqu’au site du festival. La signalétique est bien utile et longer la base nautique de Torcy bien agréable en cette fin d’après-midi. Le ciel est gris mais rien d’alarmant (pour l’instant !).

Arrivée à l’entrée on me file mon accréditation sans problème, l’équipe de bénévoles présente est accueillante et souriante. C’est toujours sympa de voir la motivation et l’entrain des personnes qui contribuent au bon fonctionnement de ce genre d’événement. Une fois passée les portes du Fall voilà qu’il commence à pleuvoir (à croire que c’était ainsi voulu).

Je me balade sur le site afin de découvrir les différents espaces du festival et notamment les stands du Black Market. Je profite du cadre qui est vraiment sympathique pendant que Merciless finit sa prestation sur la Sanctuary Stage.

Magma : psychédélisme et back to the 70’s.

L’une des raisons de ma présence ici était de pouvoir assister à un concert du groupe mythique des années 70 : Magma. Un groupe à voir au moins une fois dans sa vie tant l’authenticité et la notoriété n’ont cessé d’évoluer depuis maintenant des décennies. Malgré la pluie battante, le public est présent sur la colline faisant face à la Blackwaters stage.

[su_youtube url= »https://youtu.be/Xnw5bD1Q_J0″]

Le groupe commence sa cérémonie par des chants psychédéliques qui illustrent l’ambiance dégagée sur scène. Du psychédélisme ensorcelant qui m’a fait plusieurs fois oublier le déluge qui s’abattait sur la foule plus ou moins préparée pour contrer la pluie.

Le set a ainsi continué à nous transporter dans le passé, en plein cœurs des années 70 et j’en suis même arrivée à regretter d’être née trop tard ! Bref Magma semble avoir conquis et envoûté la foule du Fall Of Summer ce jour-là et assure toujours après autant d’années. Le plus impressionnant a été de voir la précision et l’excellence du batteur Christian Vander qui a toujours cette capacité à encore tout déchirer  et ce à 70 balais.

[su_youtube url= »https://youtu.be/CpVOUPhsXR4″]

Shining : un set électrique et un charisme implacable !

La seconde raison de ma venue ce soir précisément était  de découvrir le groupe norvégien Shining. Formation qui était initialement un quartet de jazz et qui a évolué au fil des ans vers un nouveau style. Mélangeant les rythmiques et les envolées  jazz à la puissance du metal pour une savoureuse symbiose hors du commun, créant ainsi un genre nouveau : le Blackjazz. Ce groupe à part entière avait sollicité ma curiosité suite à la découverte de la présence d’un saxophoniste comme frontman.

[su_youtube url= »https://youtu.be/qHdgtRI-zhg »]

Shining a ouvert le show sur la Sanctuary stage. La foule se rassemble malgré la pluie et les 20 cm d’eau à leurs pieds. Le groupe initie sa prestation avec « I won’t forget » dont l’énergie et le refrain saccadé emportent le public directement dans le vif du sujet.

Le saxophone frénétique de Jorgen Munkeby est indéniablement ce qui fait une des marques de fabrique du groupe et il nous prouve avec brio que les sonorités et la puissance de cet instrument ne pouvaient que trouver leur place dans un groupe de metal.

Le set s’enchaîne rapidement, le groupe échange avec le public notamment lorsque Jorgen échange quelques phrases en Français. On ressent la sincérité et l’enthousiasme lié au fait d’être présent sur ce festival (Shining a été annoncé quelques semaines avant le début du fest).

Leur prestation au Fall Of Summer s’inscrivait dans leur tournée européenne en cette rentrée automnale et le groupe en a ainsi profité pour jouer des titres issus du prochain album, apportant une touche de nouveauté à leur set qui se veut rapide mais efficace.

[su_youtube url= »https://youtu.be/5ROUUL9XUuY »]

Shining a ainsi joué leur tout dernier single « Everything Dies » sorti quelques jours auparavant et dont les riffs très rocks ont donné le ton pour les morceaux suivants. « Hole In The Sky » est un titre plus doux et sur lequel la voix de Jorgen Munkeby est davantage mise en avant. Ce titre est juste magnifique, je dois dire que je me suis laissée bercer par l’ambiance qu’il a apporté : un peu de douceur au milieu d’un set énergique sur fond de pluie diluvienne, le tout sublimait par le chant prédominant…

Tout semblait s’harmoniser dans une certaine mélancolie et une poésie que je ne m’attendais pas à retrouver sur scène. Ce morceau n’a pas encore été enregistré par le groupe et je ne peux que m’impatienter de le retrouver sur le prochain opus tant il m’a transportée ce soir.

Shining a ensuite continué son set et le saxophone de Jorgen Munkeby est juste de plus en plus terrible lors cette prestation notamment durant le titre « In the Kingdom of Kitsch You Will Be a Monster », morceau à l’origine Jazz qui a été adapté par le groupe dans une version encore plus forte et détonante et qui apporte un moment assez inédit et insolite.

Une belle première pour moi avec Shining, c’est vraiment un groupe à voir sur scène tant ils arrivent à partager leur énergie et à créer une connexion avec le public. Je ne manquerai pas leur prochaine date à Paris et j’attends avec impatience le nouvel opus !

[su_youtube url= »https://youtu.be/iGwBp7Yr0Oo »]

Cette soirée au Fall Of Summer fut certes courte mais fort  sympathique (hormis la pluie et le froid qui auront eu raison de moi et qui ont malheureusement précipité mon départ). Je ne peux que me réjouir à l’idée d’y aller l’an prochain sur les deux jours et cette fois je serai davantage préparée pour braver la météo !

Un grand merci à Candice et à Olivier !

Merci au photographes officiels du festival qui nous ont permis d’illustrer ce report grâce à leurs clichés: E.L.P-Photo (Elie Lahoud-Pinot Photography) & Phenix Galasso Photography

Report by Prescillia

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