Theraphosa – A spider made in France

Rencontre avec Vincent

Votre groupe a annoncé la sortie de son nouvel EP éponyme peux-tu nous en dire plus sur ce nouvel opus est le style dans lequel vous l’ inscrivez ?

Pour comprendre ce qui nous a amené à cet EP éponyme,  sans remonter trop loin dans l’histoire me donner trop de détails,  il faut comprendre que mon frère et moi faisons partie du groupe et que l’on travaille depuis longtemps ensemble mais pas seulement pour la musique. On se connait très bien et on a évolué ensemble musicalement. Au fur et à mesure qu’on a avancé et découvert divers styles de metal,  on a également commencé à peaufiner notre son. Cet EP en est le résultat. C’est ce qu’on estime être notre « Theraphosa » mais avec une certaine maturité j’ai envie de dire.

Alors justement dans la mesure où vous travaillez entre frangins,  est-ce qu’en terme de collaboration c’est quelque chose d’évident comme tu le disais précédemment,  ou parfois faut-il faire une petite coupure entre le personnel et le professionnel ?

Techniquement dans le groupe nous ne sommes que deux frères mais nous considérons Martin comme notre troisième frangin on se connaît depuis très jeune,  depuis la maternelle et on est très soudés. On se connait très bien il n’y a pas de conflit à la limite quelques désaccords. On a toujours eu pour credo de tout se dire et le privé prime toujours sur la musique. Ce qu’on écrit est tellement intimement lié à ce que l’on vit,  qu’il n’y a pas cette distance qui se fait. Il y a une connexion entre nous et on dialogue beaucoup.

Comment est-ce qu’un groupe naissant réussit dès la sortie de son premier EP à être produit par le batteur d’Amorphis, distribué par Season Of Mist et travailler avec Replica ?

On ne s’y attendait pas en fait. On avait travaillé avec Denis qui est photographe et qui réalise également des clips. Il a bossé avec nous sur les premières photos du groupe et il s’avère qu’il a beaucoup travaillé en Finlande. Il y est implanté,  il a collaboré avec Amorphis et d’autres groupes C’est donc lui qui a fait écouter un de nos morceaux à Jan d’Amorphis en lui demandant s’il était intéressé pour travailler avec nous et sa réponse a été positive.

C’est comme ça qu’on s’est retrouvé à Helsinki en Finlande pour enregistrer. Pour le reste ça s’est passé de la même manière,  on a rencontré des gens qui nous ont présenté des gens. On a débarqué en tant que Français dans ce pays complètement adéquate pour faire du metal et on a passé 5 jours en studio à bosser quasiment 14h par jours. C était assez intense. On n’a pas vu grand chose mais c’était une super expérience. On a été touché par l’atmosphère propre à ce pays. On a rencontré le bassiste Nightwish, les autres membres d’Amorphis, des musiciens finlandais de groupe de black, c était énorme !

Qu’est-ce que tu aimerais ajouter pour les gens qui vous découvre aujourd’hui mais également pour ceux qui vous suivent déjà ?

On est un groupe de metal français et en tant que tel on essaie, du moins on souhaite, en toute humilité de proposer quelque chose d’assez frais, et de montrer que la scène metal française est vraiment à prendre au sérieux. Je ne dis pas qu’elle n’a jamais été prise au sérieux mais je dis simplement que la France n’est pas le pays le plus reconnu pour ces groupes de metal bien que Gojira soit, à mon sens,  l’étendard français de qualité de ce style de musique. Mais c’était plus dans l’idée de considérer ce potentiel que peut avoir la scène metal française. En rappelant que –Theraphosa – l’araignée – et notre source d’inspiration.

 

A propos Mlle S

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