INTERVIEW – MAGOYOND

Magoyond participe aux initiatives musicales que font beaucoup de musiciens durant ce confinement.

«Qu’allons nous faire ?»

Le groupe vient également de sortir un nouveau clip: « Le Jour Des Vivants ».

1 an après la sortie – en avril 2019 – de son second album au nom évocateur KRYPTSHOW, Magoyond continue d’étendre son univers graphique et musical.

Ce groupe de metal alternatif français développe, dans la langue de Molière, un monde à la frontière du macabre et de l’univers de Tim Burton, rempli de références à l’imagerie des films d’horreur et des monstres de la pop-culture.

KRYPTSHOW – comme Pandemia – est un concept-album “cinématographique” : chaque chanson raconte une histoire, présente un personnage ou un lieu venant étoffer un univers en constante expansion. Les morceaux possèdent chacun leur ambiance et leur style musical, permettant une immersion plus importante dans l’univers du quatuor maudit. Rock, metal, industriel, jazz, orchestral symphonique… sont autant de styles abordés, à l’image des multiples références du groupe (Alice Cooper, Slash, Diablo Swing Orchestra, Rammstein, Avatar, Rob Zombie…).

« Le Jour Des Vivants », nouveau clip issu de KRYPTSHOW, est disponible depuis le vendredi 3 avril . La chanson prend le contre-pied du Jour des Morts (Día de los Muertos) issu de la culture mexicaine actuelle. Dans l’univers du groupe, les morts fêtent les vivants à travers une fausse célébration, tentative d’embuscade afin de piéger les dernières âmes vivantes.

Découvrez le groupe grâce à notre entretien avec Arnaud

Qu’est ce qui a inspiré le nom du groupe ?

Ça remonte à 2007 quand il y avait seulement les deux membres fondateurs, le « mago » à la guitare et au chant, avec « yond » à la basse. Ça fait donc Magoyond.

« L’armée damnée » est un clip qui reprend des images live, est-ce que c’est un hommage aux gens qui vous suivent ou est-ce que ça a également un rapport avec la société actuelle ?

Oui c’est en rapport avec notre public, on voit des salles de 400, 800 ou 2000 personnes avec le virus zombie qui se répand. Et ce virus zombie c’est nous! Quant à la critique de la société actuelle c’est beaucoup plus diffus, on l’interpréte comme on veut.

Sur l’album, il y a aussi des fossoyeurs qui peuvent être perçus comme une critique mais chacun est libre de l’ interpréter à sa manière.

Votre album Kryptshow est un double cd en français avec une partie instrumentale. Quel est le concept ?

On voulait faire un double CD pour développer une histoire. On a axé sur un CD principal donc, le CD1 avec notre album, et on a mis tous les bonus sur le CD2.

En effet dans les bonus il y a tous les instrumentaux, afin de montrer tout le boulot qui a été fait. Le chant c’est quelque chose mais derrière il y a plein d’orchestrations et de subtilités. Il y a également des chansons bonus qui sont moins dans la thématique principale mais qu’ on avait quand même envie d’inclure dans l’album. Après c’est un très beau produit, un digipack à deux volets avec illustration centrale, ce serait dommage de s’en priver.

Et quels sont donc le thème et le fil conducteur de cet opus ?

Ça se passe 7ans après notre premier album. La thématique de Pandemia était un peu celle des zombies qui prennent le contrôle de la terre, l’apocalypse, etc. Et Kryptshow c’est un peu la question de savoir qu’est ce qu’il se passe dans ce paysage post apocalyptique. Les monstres ont pris le contrôle et c’est pour ça qu’ on fait du « monster metal ».

Pour vous le « monster metal » c’est à part ou ça peut se rapprocher du shock rock ?

Oui et non. On n’essaie pas vraiment de rentrer dans des cases mais plutôt de faire la musique qu’on veut faire. Il se trouve qu’on brasse pas mal d’influences et de styles différents qui sont en fait assez difficiles à catégoriser, car il y a vraiment de tout dans les chansons et c’est pour ça que c’est plus simple de dire qu’on fait du « monster metal ». C’est ce qui se rapproche le plus de notre musique.

Vous avez participé au festival de Naheulbeuk, est-ce que les membres de Magoyond sont plutôt des geeks ou des noobs ?

On est plutôt des geek même si on suit la web série Noob avec attention car ce sont des copains. On a été ou on est encore un peu des geeks, voir des nerds, on s’autoproduit, on fait tout nous-mêmes, que ce soit le mixage ou l’aspect graphique, etc.

Je te laisse le mot de la fin.

Si vous avez aimé Kryptshow, n’hésitez pas à fouiller sur Internet, il y a beaucoup de vidéos sympas qui vous donneront un point de vue amusant sur ce qu’on a fait ces dix dernières années. Continuez à nous suivre et merci de nous soutenir !

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