NightShade : 1426

Label : Marked Man Records / Dooweet Agency

Date de sortie : 16/02/2018

Chro by Slaytanic – Note : 14/20

Membres :

  • Trevor Birnie – Chants
  • Bastien Deleule – Guitares
  • Gerald Audiard – Guitares
  • Etienne Gonin – Basse
  • Vincent Vidal – Batterie

Titres :

  1. 1426
  2. Save It For The Depths
  3. Inclusive
  4. Purpose
  5. Brothers In Arms
  6. Phalaenopsis
  7. Ruins
  8. Snake In The Grass
  9. Moonchild
  10. Aokigahara

Et de cinq ! Car « 1426 » est le cinquième opus des Français de NightShade, combo qui a su rouler sa bosse depuis maintenant près d’une douzaine d’années. Le deathcore n’est pas un registre qui jouit d’une vraie grosse réputation, étant régulièrement envahi par des groupes qui n’offrent que peu voire pas d’intérêt.

Avec NightShade, on est heureusement face à un groupe qui a voulu travailler ses acquis en apportant une touche technique utile à ses compos, en offrant également un jeu sur les ambiances et une véritable envie de moderniser un peu un style qui commence à vivoter sur son passé.

Avec une production parfaite, NightShade a toutes les largeurs possibles pour exploiter les différents talents de chacun de ses protagonistes. Le premier étant son batteur : un monstre de puissance et de précision (« Inclusive », « Snake In The Grass »), même si, parfois ça n’a pas le ressenti escompté (« 1426 »).

Le second bon point est à accorder aux guitares : il suffit d’écouter « Brothers In Arms » pour y voir un travail acharné, une brutalisation qui sert, qui apporte et surprend. Ce n’est pas toujours le cas, NightShade n’évitant pas l’écueil et les facilités inhérentes au style deathcore comme ces longues parties « Emmuresque » qui viennent un peu ternir le boulot jusque-là bien ficelé (« Inclusive ») ou ces titres plus mélodiques qui, s’ils restent tout à fait pertinents, ne viennent pas relancer la machine qui a tendance à s’essouffler assez rapidement car, après « Brothers In Arms », le soufflé retombe malgré la présence de bons passages (« Phalaenopsis », « Ruins », « Moonchild »).

Le travail sur les ambiances avec ces apports d’orchestrations (« Brothers In Arms », « Moonchild », « Aokigahara ») montre encore une fois un travail solide sur les compos, travail qui peut être mis en exergue avec celui sur les chants, tant ces derniers sont nombreux, puissants et aboutis : screamés quand ça ne va sur les terres du black metal, caverneux à la limite du death, un chant clair éraillé qui ne surjoue pas ni ne vient donner dans la guimauve, non « 1426 » est de cette veine d’album qui pourrait redonner ses lettres de noblesse au deathcore s’il ne souffrait pas de cette baisse de régime constante jusqu’à « Aokigahara », jolie outro piano et orchestrations mais pas forcément en accord avec le reste de l’album…

NightShade n’a pas pondu un mauvais album, c’est même carrément tout l’inverse. Pendant un temps, lors des premières écoutes, l’impression que les titres n’étaient pas dans le bon ordre est assez étonnante tant la puissance qui est ressentie dans les premiers titres s’étiole à mesure que les minutes défilent, laissant au final une sensation assez désagréable, comme un manque de cohérence dans tout ça…

Tout est pourtant réuni ici pour que ce groupe puisse prétendre à un gros succès dans le style deathcore : précision, puissance, compos chiadées, variées et parfois redoutables, chants maitrisés, orchestrations efficaces. Il y a de la matière dans ce groupe et « 1426 » présente un véritable intérêt, ça change !

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