Holispark : entretien avec Roch (batterie)

Votre nouvel et premier album Sonic Bloom est sorti le 2 février,  qu’est-ce qui vous a inspiré pour le visuel de la pochette ?

C’est une pochette assez sobre et assez sombre avec une dominance de noir et blanc.  Par rapport à notre EP, The Harvest sorti en 2016, il est très différent. Le visuel de The Harvest était beaucoup plus pop, coloré. Sonic Bloom est plus brut, plus efficace, plus carré. L’efficacité du noir et blanc correspondait donc bien. Ça représente également un jardin de plante sous serre, mais plus des grandes plantes, des arbres, que des fleurs.

Et ça nous parle beaucoup car Holispark est un groupe qui est né sur les cendres d’un projet antérieur qu’on avait avec Manon (chant)  et Kevin (guitare). Quand ça s’est arrêté on a eu l’envie et on a trouvé la force de refaire quelque chose. Comme la nature c’est un élément important pour nous, ça nous ressemble on a l’ idée de s’en inspirer dans ce nouveau projet.

Dans la nature quand un arbre meurt et se transforme en humus, la foret repousse par dessus, plus luxuriante et plus belle encore, et bien ça c’est nous ! Donc on voulait rester dans toute cette imagerie naturelle là, grandiose.  L’idée de serre est importante aussi, car quand on a décidé de commencer à faire cet album, on a arrêté de jouer et on ne s’est consacré qu’à ça. On se retrouvait, on s’enfermait toute la journée pour travailler, comme dans notre plus en autarcie ou dans notre serre entrain de pousser, bien au chaud. Puis on est allé au studio pour enregistrer, comme pour ouvrir la terre.

Comment avez-vous trouvé les deux autres membres d’Holispark ?

Quand on a enregistré The Harvest on n’était que trois et il fallait le jouer… Du coup on a décidé de prendre un second guitariste et un bassiste. Nos amis Nico (guitare)  et Maxime (basse) étaient intéressé, on a commencé a faire des dates ensemble. Puis en été 2016 on est  parti un gros mois sur la route, on a beaucoup tourné, on a fait environ 50 dates. Ça a crée des liens  très spéciaux et quand on est revenu ce n’était plus des musiciens de session, ils étaient Holispark.

Et comme on avait eu des idées tous les cinq pour de nouvelles chansons et qu’on avait envie de les enregistrer, c’est venu très naturellement et on a décidé de devenir un quintet et non plus un trio.

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Concernant les dates, vous aviez en effet déjà pas mal tourné pour « The Harvest Tour », là pour le « Golden Garden Tour » (qui suit la sortie de Sonic Bloom) par mal de shows sont déjà programmés. Avez vous un bookeur ou c’est vous qui vous vous en occupez ?

Pour le booking on s’en occupe nous-mêmes, a priori c’est moi (rires). On a tous des responsabilités différentes dans le groupe. C’est beaucoup de travail, à ce jour on n’ai pas aidé. Par contre pour « The Harvest Tour » on l’avait été par Marion Storme pour toutes les dates en Corses.

Pour cette tournée d’autres dates vont être annoncées. Début avril on partira aux Pays-Bas, on passera également en Belgique, des pays limitrophes vu qu’on est Lillois. On est aussi à deux pas de l’Angleterre et bien qu’ils soient un peu moins faciles d’accès depuis le brexit, on a de bons contacts et on ambitionne d’y jouer pour l’été prochain mais rien n’est encore fait.

Pour ceux qui ne vous connaitrez pas encore, comment présenterais-tu votre musique ainsi que votre univers ?

Pour définir notre musique, on s’est mis d’accord sur le fait de dire qu’on fait du rock alternatif. Parce que si on dit « juste » du rock ça peut un peu limiter notre univers, alors qu’en disant alternatif, c’est plus ouvert, plus moderne. Biffy Clyro ou Pvris disent également qu’ils font du rock alternatif, alors voilà, mettons qu’on fait du rock alternatif, ça nous va très bien (rires).

Ensuite d’un point de vue du son ce qui nous plait c’est authenticité. Ce qui nous fait plaisir comme retour au niveau des chroniques, c’est lorsqu’on parle de la sincérité de notre musique. On n’est pas des musiciens techniques, on en n’a pas ni la volonté ni les compétences pour le faire. On fait quelque chose qui vient du cœur et on veut véhiculer nos émotions. C’est peut-être juste un exutoire, si les personnes n’y sont pas sensibles tant pis, mais quand quelqu’un est ému par notre musique, on a l’impression d’avoir atteint notre but, notre ambition.

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Qu’est-ce qu’on peut vous souhaitez « de plus » pour la suite ? Parce que là on a un peu l’impression que c’est carton plein (album, label, distrib, promos, dates, etc.).

Il y a tellement de choses à nous souhaiter ! Holispark ce n’est pas juste notre groupe, c’est notre vie. Et pour l’instant on est soit intermittents, soit on a des jobs à côté et on ne vit pas de notre musique. On pourrait donc nous souhaiter de pouvoir vivre de ce projet, être sur la route tout le temps et pouvoir se consacrer corps et âme à notre groupe. Être en tour support de Pvris ou Paramore, ou tous les groupes qui commencent par « Pa » (rires) ce serait génial ! Et puis du monde à nos concerts !

Je te laisse le mot de la fin !

J’espère qu’il y aura des gens qui auront envie d’écouter ce qu’on fait suite à ce qu’on a raconté là.  Et qu’elles cherchent ce qu’il y de vrai à trouver dans notre musique : des émotions et des bouts de nous. C’est juste de la musique mais c’est de la vraie !

 

 

A propos Mlle S

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