Light The Torch : Revival

Label : Nuclear Blast

Date de sortie : 30/03/2018

Chro by Slaytanic  Note : 13/20

Membres :

  • Howard Jones – Chants
  • Francesco Artusato – Guitares
  • Ryan Wombacher – Basse
  • Mike Sciulara – Batterie

Titres :

  1. Die Alone
  2. The God I Deserve
  3. Calm Before The Storm
  4. Raise The Dead
  5. The Safety Of Disbelief
  6. Virus
  7. The Great Divide
  8. The Bitter End
  9. Lost In The Fire
  10. The Sound Of Violence
  11. Pull My Heart Out
  12. Judas Convention

Light The Torch ne vous dit peut-être rien mais Devil You Know, ça vous dit sûrement plus quelque chose. Et vu la gueule du line-up, ça ne semblerait pas illogique. Avec des membres issus de groupes comme Killswitch Engage, All Shall Perish, Bleeding Through et Extinction A.D., ça fait solide sur une carte de visite mais des raisons de copyright – et donc d’argent – ont forcé le combo américain à changer de nom suite à l’éviction de John Sankey, leur ancien batteur. « Devil You Know is dead, long live Light The Torch » pourrait-on dire ? Revival, premier album du groupe sous son nouveau nom sorti le 30 mars dernier chez Nuclear Blast, semble en être un début de réponse.

En faisant un résumé bête et méchant, voir ce nouvel opus comme une simple et énième ponte de catchy metal US (limite FM) serait assez peu éloigné de la vérité mais serait franchement réducteur. Des chansons comme « The God I Deserve », « Virus », « The Bitter End » ou « Pull My Heart Out » par exemple possède franchement de gros riffs bien lourds couplés à un refrain mélodiquement irréprochable, « Calm Before The Storm » est taillé pour le live à n’en pas douter, « Raise The Dead » et « Pull My Heart Out » pourraient presque sonner comme du Göteborg metal mais c’est « The Sound Of Violence » qui frappe le plus fort : riffs ultra graves, chants hurlés, ambiances plus agressives et refrain parfait, ça c’est le titre qui se démarque et qui déboite ! A peine deux minutes trente (malheureusement) mais une belle tarte.

Bon, de l’autre côté, il ne faut pas se le cacher, « Revival » tombe dans le piège inhérent au genre : Cliché, prévisible dans sa construction (« Die Alone », « Pull My Heart Out ») avec sa flopée de bon sentiment et de mélodies qui sonnent un peu comme beaucoup d’autres car, bien qu’elles soient assez efficaces et catchy, elles restent parfois vraiment faciles, trop faciles surtout quand on voit le pedigree du groupe qui n’a pas pris un pet de risque sur ce coup-là car Light The Torch peut se targuer d’avoir en son sein un chanteur qui gère toujours niveau voix claire. Howard Jones est clairement le point clé sur lequel tout s’articule, l’ex-Killswitch Engage poussant même parfois quelques gueulantes bien senties comme sur « Lost In The Fire », « The Sound Of Violence » ou encore « Judas Convention ».

Ceci dit, force est de constater que c’est Mike Sciulara qui tire le plus son épingle du jeu derrière ses fûts (« The Bitter End », « Lost In The Fire », « Pull My Heart Out ») même si le duo Artusato / Wombacher vient gratter quelques parts bien grasses du gâteau. C’est encore plus regrettable que cette sous-utilisation des différentes compétences des membres du groupe et ce metal stéréotypé n’aient pas la percussion attendue (c’est toujours mieux que As I Lay Dying, Avenged Sevenfold ou, pire !, Bullet For My Valentine) et les refrains parfois bien trop mous semblent sortis de groupes issus d’un panel très large allant de ceux précédemment cités jusqu’à des Daughtry ou Red, chose tellement criarde sur le refrain de « Raise The Dead », rendent parfois « Revival » plat (« The Safety Of Disbelief », « Judas Convention »).

Ce Revival n’est pas de ce genre d’album sur lequel on va rester pantois. Il n’est pas mauvais non plus, il faut le reconnaitre. Light The Torch est une petite mine de musiciens de talent mais putain, s’ils avaient seulement osé lâcher les chiens plutôt que de faire dans le simpliste. En plus, ça se sent qu’ils en ont sous le pied (« The God I Deserve », « The Bitter End », « The Sound Of Violence ») mais non, c’est bridé, ça joue avec le frein à main. Ça demande qu’à rugir ce genre d’armada ! Ce premier album sous ce nouveau nom n’a pas encore allumé la torche mais seulement la mèche. Un peu plus de violence, moins de mainstream et ça ira mieux.

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